Armelle B. 51 ans

Armelle B. 51 ans

Extrait : Il faut décrire, parfois à voix haute, les premières images qui nous viennent à l’esprit lorsque Diana nous parle et très vite, on visualise un enchaînement d’images dans sa tête, comme si on regardait un film et on ne se pose plus de questions.

Je ne connaissais de l’hypnose que ce que l’on nous présente à la télévision et, même si je me doutais que l’hypnose thérapeutique devait être différente, la perte de contrôle me faisait peur et m’ôtait toute envie d’essayer.

À la suite d’un violent cauchemar, je me suis sentie poussée à demander de l’aide à Diana : ce fut le départ de très beaux voyages, guidée par mon inconscient qui me montre le chemin mais consciente tout le temps que je peux arrêter la séance si je le souhaite.

L‘avantage de l’hypnose humaniste est qu’elle remplace les émotions pénibles par de belles émotions donc, bien accompagnée par la présence et la voix de Diana, les séances se passent dans la douceur et même la joie (il m’est arrivé d’éclater de rire devant les images qui me venaient !).

Voici un exemple, ma toute première séance :

Durant l’anamnèse, temps durant lequel on expose le ou les problèmes du moment puis nous en parlons ensemble, j’ai raconté à Diana mon cauchemar : j’étais poursuivie par un homme qui voulait me tuer, j’entrais en courant dans notre maison familiale et je suppliais que l’on ferme les portes et les fenêtres. Ma mère, avec un visage de marbre, continuait à repasser comme si je n’étais pas là. Je montais trouver mon frère à l’étage mais il dormait. Je redescendais, paniquée, lorsque ma mère me dit d’un ton glacial : « il faut toujours que tu t’agites pour rien et que tu fasses ton intéressante ! »

Bien plus que la peur de me faire tuer, c’était l’attitude de ma mère qui avait déclenché une longue crise d’angoisse à mon réveil.

Après avoir échangé sur mon enfance, Diana me propose de faire une séance sur mon « enfant intérieur blessé ».

Je m’installe confortablement sur le fauteuil, je ferme les yeux, j’inspire profondément et, suivant la voix de Diana, j’arrive dans une paisible clairière au bord d’un étang. Je prends un chemin qui serpente dans la forêt, et, au moment où j’allais arriver à la porte de mon enfance, tout s’efface. Diana m’explique que mon inconscient n’est pas encore tout à fait prêt à affronter la vérité et nous recommençons, tranquillement, en me faisant accompagner par ma fée marraine.

Au bout de la troisième tentative, je réussis à visualiser la porte (je la vois dans le brouillard mais je sens qu’elle est là) et à entrer dans le jardin intérieur de mon enfance. Diana me demande ensuite de chercher ma maison : je la vois, j’entre, tout est gris, silencieux, mes parents/ sœur/ frères vaquent à leurs occupations sans s’occuper de moi. Et là, mon émotion déborde (en vrai, pas dans l’histoire) et je me mets à pleurer en répétant « je me sens tellement seule ! ».

Alors Diana me propose de ressortir de la maison car une surprise m’attend devant la porte : un magnifique cheval blanc ! Je monte sur son dos et accompagnée de ma fée marraine qui suit en volant, je repars dans la forêt.

J’arrive à une cascade magnifique et j’entrevois, au milieu des fleurs, une petite maison entourée d’un grand pré (pour mon cheval). J’entre dans cette maison : un délicieux parfum de poulet rôti et de tarte aux pommes m’accueille puis mes parents arrivent du salon les bras grands ouverts, riant de la joie de me voir. Et j’entends mes frères et sœur dégringoler quatre à quatre les marches de l’escalier en disant « te voilà revenue ! ». Diana me propose d’aller voir ma chambre : elle est chaleureuse, ensoleillée, avec des posters de chevaux partout. Et la séance se termine sur cet immense bonheur de l’accueil et du partage dans ma famille.

Lorsque j’ai raconté cette séance à ma fille, elle m’a dit : « c’est triste d’être obligée de se mentir à soi-même. Tu t’es inventée une famille qui n’existe pas ! ». Certes…mais qu’importe…car depuis, je repense souvent à cette séance et à la maison qui m’a accueillie et à chaque fois, je ressens dans mon corps et dans mon cœur, un immense bonheur ainsi que beaucoup de tendresse et de douceur qui m’accompagnent dans ma vie.

Alors, vous vous demandez peut-être comment il est possible de « voir » tout ça ? En fait, c’est parfois difficile pour moi car je réfléchis trop : « que dois-je répondre pour que ce soit bien ? Ah oui, elle veut m’emmener là peut-être etc... ». En fait, il faut décrire, parfois à voix haute, les premières images qui nous viennent à l’esprit lorsque Diana nous parle et très vite, on visualise un enchaînement d’images dans sa tête, comme si on regardait un film et on ne se pose plus de questions.